Principe de vie (suite)
La progression dans l’évolution spirituelle est comparable à celle de notre maîtrise de la Foi ou du grand Abandon. Au début, nous connaissons le terme mais nous ne le mettons pas en pratique. En chemin, nous concevons cette foi et la mettons en pratique bien que faiblement tout d’abord. Au commencement de la Vie Nouvelle, nous vivons notre foi, la Foi. Tout ce que nous entreprenons se réalise instantanément car la Puissance opère hors du temps en notre faveur sans nuire à notre prochain.
Nous trouvons une bonne marche à suivre quant à notre évolution dans le livre de la Genèse et plus précisément dans les Sept jours de la Création. Encore une fois, le procédé de récit par le moyen de l’allégorie y est utilisé. Bien sûr, il nous est toujours possible d’accepter ce texte de façon littéraire mais nous pouvons aussi l’appliquer de façon plus précise à notre vie, à notre évolution spirituelle. Les jours, tels que décrit dans le récit de la création, représentent les étapes de notre évolution spirituelle ou encore nos degrés de compréhension de notre nature spirituelle. Au début, nous ne concevons que difficilement nos possibilités mais au moins nous savons qu’il y a de l’espoir. À chaque jour, nous découvrons quelque chose de nouveau. Notre certitude dans la possibilité d’une réalisation est toujours plus grande.

Les jours de la Création peuvent aussi s’appliquer à un traitement. Dans ce cas, d’abord nous essayons de construire le problème puis nous cherchons à le remettre à Dieu. Le septième jour est atteint lorsque nous sommes à un point tel que nous ne sentons plus le besoin ou la nécessité de continuer le traitement. Alors nous SAVONS! Cependant, il arrive qu’en dépit du travail spirituel que nous n’obtenions pas pour le moment la réalisation demandée. Dans un tel cas, il faut se rappeler que nous avons prononcé la Parole et que nous avons déclaré la Vérité. Il nous faut maintenant laisser aller les choses et demeurer dans la ferme certitude que nous avons déjà reçu ce que nous attendons. Voilà notre plus grande réalisation en ce septième jour.
Dans le but d’éclaircir un certain malentendu, j’aimerais aborder brièvement la question de domination ou Dominion dont il est question dans la Genèse. N’en déplaise à certains, cela n’est pas l’expression d’une domination naturelle de l’homme sur son environnement. Il est vrai que de par son corps et ses facultés intellectuelles, l’homme peut transformer son environnement et ce pour son bonheur ou son malheur. Malgré toute sa puissance, l’homme n’a pas l’autorité de changer la nature des choses (par exemple, exiger qu’un pommier ne produise que des oranges…). Cependant, tout lui est disponible et à la portée de la main. Il n’a qu’à cueillir les fruits de ses expériences.
La seule domination que l’homme possède est celle qu’il a ou qu’il devrait avoir sur lui-même. Pour assurer cette domination, il doit expérimenter spirituellement et faire en sorte de connaître Dieu dans sa vie.
Tout ce qui existe est de nature divine, au même titre que l’homme. Du grain de sable à l’organisme le plus complexe, tout exprime la présence du Père. La plupart des choses qui existent et surtout celles que nous qualifions d’ordre inférieur, utilisent leur droit à la liberté pour louer la splendeur de Dieu. Je pourrais même ajouter que plus le système est primitif, plus il est près de Dieu car il se dirige tout simplement vers le but de son existence.
Pour l’homme, il peut apparaître évident que plus un système vivant est évolué, plus il peut être en contact avec le Créateur. Ce n’est malheureusement pas le cas car chez les systèmes dit complexes, l’usage de la liberté sert surtout à nourrir l’Ego au détriment du Père. Il n’est donc pas rare de rencontrer, dans de tels systèmes, la séparation et le chaos qui remplacent l’harmonie que nous offre le Père.
Tout comme je le mentionnais auparavant, nous ne pouvons connaître Dieu qu’en allant au-dedans de nous-mêmes et ce n’est que comme un sentiment et une foi que l’on peut l’expérimenter. Il faut qu’au travers des épreuves nous puissions toujours voir la lumière presque insoutenable que Dieu tend vers nous pour nous sortir des ténèbres où nous a plongé notre esprit. Une question nous vient alors naturellement à l’esprit: pourquoi devons-nous évoluer et jusqu’où?
La réponse à la première partie de la question est assez simple. Notre existence n’a pour seul et unique but que d’exprimer Dieu dans notre univers. Il ne faudrait pas voir là une abnégation de soi au profit de Dieu car la Vérité est toute autre. Lorsque nous glorifions Dieu ou le représentons dans notre univers, nous devons le faire grâce à tous les moyens qu’il a mis à notre disposition. Une vie agréable, dénuée de problèmes est sûrement la meilleure façon de représenter Dieu sur la Terre.
En tant que créateur libre, nous devons décider du temps qu’il nous faudra pour extérioriser le Père dans notre vie. Durant toute la durée de notre Existence (au cours de notre évolution) nous sommes, que nous le voulions ou non, soumis à la Loi de cause à effets et pour de nombreuses fois, il nous faut naître et mourir à cette vie de façon à nous purifier, à nous rapprocher de l’état divin. Cela ne signifie pas pour autant que l’on doive absolument revivre pour expier nos peines car rien ne nous empêche d’avoir un sincère repentir et de nous corriger. Au cours des âges, nous avons eu plusieurs exemples de repentir sincère. Qu’il ne me faille mentionner que quelques noms tels Moïse ou l’apôtre Paul. Ce repentir n’est cependant pas une tâche facile et beaucoup de gens préfèrent la répartir en plusieurs tranches ou étapes.
L’évolution que l’humain pourrait à prime abord considérer comme l’étape ultime est ce que j’appelle l’altruisme actualisé. L’altruisme total, correspondant à ce stade d’évolution, s’accomplit au moment où le retour à une forme matérielle (réincarnation) n’apporte plus de crédits à celui qui se matérialise. Le but d’une telle réincarnation est d’aider la race à progresser. Toute négation de soi au profit des autres ne rapporte plus rien car à ce moment l’entité est délivrée à jamais du karma. Si les gens comprenaient la difficulté d’une telle action, ils prendraient conscience de l’indéfinissable amour qu’ont atteint ces Êtres merveilleux. Tout comme eux, nous devons nous aussi évoluer jusqu’au moment où nous pourrons à toute heure du jour vivre Dieu dans notre vie. L’amour sera alors notre seul combustible et le partage notre seule flamme.
Le calendrier
Le calendrier est le symbole du temps. Vous êtes le symbole de l’unité avec Dieu. Menez à bien votre évolution spirituelle, et:
Prenez le temps de penser, c’est la source du pouvoir
Prenez le temps de jouer, c’est le secret de l’éternelle jeunesse
Prenez le temps de lire, c’est la source du savoir
Prenez le temps d’aimer et d’être aimé, c’est une grâce de Dieu
Prenez le temps de faire des amis, c’est la voie du bonheur
Prenez le temps de rire, c’est la musique de l’âge
Prenez le temps de partager, la vie est trop courte pour être égoïste
Prenez le temps de travailler, c’est le prix du succès
Enfin,
Prenez le temps d’être vous-mêmes, c’est la voie qui mène à Dieu et à la félicité
PRENEZ LE TEMPS
ET LAISSEZ FAIRE